220
DIXIEME SATIRE.
Disciples d’Hahneinann, vos hauts faits sont connus;N’accusez pas (l’erreur nos esprits prévenus;
Vos secrets sont h jour, et notre complaisanceDans son laisser-aller vous donna trop d’aisance;
Trois mois à l’IIôtel-Dieu Bally vous a soufferts ;
Trois mois il vous laissa ses registres ouverts ;
Dans ses essais Amiral a mis un soin extrême;Qu’a-t-il fait, cependant, qu’avez-vous fait vous-même ?Un de vos adhérents, dans sa sincérité,
Du poste de l’honneur seul n’a pas déserté ' 3 ;
D’autres ont fui bientôt une funeste lice ;
Transfuges de combats, mais héros de coulisse,
Comme à Polichinelle on fournit des tréteaux,
Ils voudraient qu’on dressât pour eux des hôpitaux' 4 ;Si, sur les ais mal joints d’un tremplin à bascule,
Ils pensent se soustraire aux traits du ridicule,
Que sur leurs corps sanglants en pétille le sel ;Bouillaud les signala manquants à son appel ;
D’Andral et de Bally la voix sonore et forteA proclamé tout haut que leur doctrine est morte,