ONZIEME SATIRE
■2U
LES AGRÉGÉS.
Est-ce assez, dira-t-011, ou dois-je mettre en causeDe chétifs agrégés... aujourd’hui quelque chose,Demain rien, vains roseaux qui n’ont jamais pensé,El sur un sol ingrat ont au hasard poussé ?
La sève que six ans d’indolence ont tarieRefuse son soutien à leur tige amaigrie,
Et la mort les atteint, non pas certes la mortQui de la vie humaine affaisse le ressort,
Qui du funeste choc de ses bruyantes ailesAbat incessamment des phalanges nouvelles ;
Qu’on arme d’une faulx, dont le long bras ailéSort menaçant des plis de son plaid étoilé ;