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ONZIEME SATIRE
Et voyez ce que peut une urne indépendante !
Un des trois candidats, dont la cause est pendante,Déjà touche au budget plus de cinq mille écus,
Et c’est lui qu’on choisit avec sept voix de plus !
Tambours, battez aux champs! que des mains tardéesA l’autel doctrinaire appelaient les trophées !
Gloire, gloire au doyen !... Quel triomphe si beauSous des pieds d’agrégé mit jamais l’escabeau !
Quand les étudiants aux joyeuses nuées
Ont-ils mieux applaudi... Mais j’entends des huées ;
Quel Dandy, pourchassé de rires et de cris,
Sous le chant marseillais traverse tout Paris ?...
Que vois-je... ô criminelle... incroyable licence!
C’est lui que l’on poursuit avec tant d’indécence,
Lui, chargé de veiller sur la science et l’art,