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ONZIEME SATIRE.
Kalliant sans détour l’avenir au passé ,
D’un tenace travail qu’on soit récompensé,
Mon juste orgueil s’incline et mes lèvres sont doses ;D’un onéreux traité je signerais les clauses.
Mais que des nullités à complaisant babil,
Des mannequins plissés qu’on fait mouvoir au fil,
A gants jaunes ou blancs, à science ignorée,
On nous veuille imposer la jeunesse dorée ;
Que des llallé d’un jour, sans pudeur et sans freinDébitant leur leçon comme on chante un refrain ,Transforment hardiment sur une tête ignareLe bonnet de docteur en hautaine tiare;
Troubadours de salons, chantres de madrigaux,Qu’ils nous toisent de l’œil, et marchent nos égaux !
Que dis-je... nos égaux!... l’un d’eux se dit le maître.Ah!... ce n’est pas le mien, c’est le vôtre peut-être...