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DOUZIEME SATINE.
Et deux lustres pourtant l’un à l’autre enlacéSur mon adolescence ont il peine passé.
Jeune, dans cette école aux banquettes poudreuses,Apprenti chevalier de luttes chaleureuses,
Et d’arbitraires lois vainement assailli,
Que de fois sous mes pieds la poussière a jailli !
J’ai combattu dix ans et l’injure et l’outrage;
Et confiant encore en dix ans de courage,
Sous le vent du boulet je compte sans émoiLes coursiers valeureux qui tomberont sous moi.Mais à d’autres combats je dévouerai ma vie;Grands du jour, pensez-vous que ma haine assouvieMeure sans avenir quand j’aurai culbutéUne charte d’école, un roi de faculté?
Au sol marécageux où mon destin m’entraîne,Où trouver en effet une vive Hippocrène;