LES ETUDIANTS EN MÉDECINE
Mais le jour a marché ; sans souffrir de retard,Un autre soin déjà vous appelle à Clamart ;
Aux hôpitaux partout se ferme la clinique,
Et Serres vous attend an cirque anatomique;
Non ce cirque mesquin que releva sans art,
Aux frais de la cité le scholastique czar,
Où sur les pavés neufs l’école se pavane.
Usant comme un balai la classique soutane ;
Mais cette vaste arène à commun abreuvoir.
D’une science libre immense réservoir,
Qui n’a point de laveurs, ne cache aucun mystère ,Et ne refuse rien au scalpel prolétaire.
Entrez, sur chaque table incessamment penchés,Six travailleurs ardents ont les yeux attachés;
Le scalpel aiguisé jamais ne se repose ;
L’un de filets nerveux poursuit l’anastomose,
Des muscles adhérents dissèque les faisceaux ;L’autre cherche le point où naissent les vaisseaux ;La scie à deux tranchants, empruntée à Charrière,De la moelle spinale attaque la gouttière,
•2<it