DOUZIEME SATIRE.
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Pour braver d’un œil sec sa longue anxiété?
Au fond de notre cœur refoulant nos alarmes,Notre âge de plaisir passe au milieu des larmes ;Aussi quel abandon, quel amour parmi nous !
Les mêmes sentiments nous réunissent tous ;Commensaux conviés à la même fortune,
Le but nous est commun et la bourse commune ;U n’est pas un de nous qui, prodigue à demi,
Ne puise librement au gousset d’un ami.
Vienne le lendemain que l’avare caresse;
Une flûte 1 suffit à la faim qui le presse ;
El tout souci d’argent de son cœur est rayé :
Il aura du travail, son cadavre est payé !