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DOUZIEME SATIRE.
Habiles à franchir de ténébreux sentiers,
Les yeux fixés au sol, le front couvert de honte.De leurs longues erreurs auront à rendre compte,Et la toge usurpée, et l’ignare bonnet,
Tomberont en lambeaux sous votre martinet.
Marchez donc le front haut et la tête levée;La terre qui vous porte est solide et pavée ;Marchez... Soit qu’arrivant de rivages lointains,Aux brumes de Paris encore mal déteints,
Paris émerveillé se récrie et s’étonneDu hâle qui brunit votre tête bretonne ;
Soit que dans votre cœur de dévouement grandiRebondisse en torrent la lave du midi;
Telle dans son harem l’odalisque voilée,
Telle dans nos caveaux la plante étiolée,
Tel, à l’ombre qne jette un soleil réfléchi,