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QUATORZIEME SATIRE.
• A tant d’impuretés faites donc un procès,
Et d’un zèle imprudent attendez le succès.
Naguère en Orléans , campagnard mercenaire,Malotru de langage et bourreau de grammaire ,
Sans craindre d’alarmer une juste pudeur,
Un vieillard qu'animait la plus lubrique ardeur,
A la vierge, à l’épouse et vertueuse et sage,
Offrait pour panacée un infâme massage ;
Tout y court; Moltenot ne compte plus les cas :Commerçants, hauts boursiers, notaires, avocats,Jusqu’aux plus minces clercs, dont le palais fourmille,Déshabillent en hâte ou leur femme ou leur fdle;
Les plus chastes appas, du profane inconnus,
Sous le nouveau Paris tour à tour posent nus;
Est-il quelques attraits que Moltenot ne masse?
Sur le plus doux satin sa main passe et repasse ;
Et quand le sexe en corps, sous la foi des serments,Témoigne des vertus de ses attouchements,
Prompt à sanctifier l’incroyable licence,
Le tribunal l’absout du péché d’indécence.