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DIX-NEUVIEME SATIRE
Dans l’atmosphère étroite au dôme crevasséQuand d’humides vapeurs m’ont soudain traversé,
Et que s’amoncelant sous le vent qui les chasseLes nuages épais se heurtent dans l’espace,l’rompt à saisir l’instant où l’électrique socLaboure un sol mouvant qu’enflamme un double choir,Astronome attentif et le front dans la poudre,
Je comprends l’étincelle où s’allume la foudre.
Nîrai-je la boussole au magnétique accord,
Lorsque toujours sa lame oscille vers le nord,
Et qu’attiré toujours d’une distance égaleLe fer suit de l’aimant la volonté fatale!
A ces faits résolus si je me tais et croi,
J’examine avec soin toute équivoque foi;
Apôtre méfiant des plus pressantes bulles,
J’ai des yeux obstinés et des doigts incrédulesSous lesquels les destins eux-mêmes céderaient,
Qui verraient mille fois, mille fois toucheraientAvant de convenir qu’imperceptible anguilleUn chameau va passer par le trou d’une aiguille.