156
DIX-NEUVIEME SATIRE.
D’où sortent des soupirs dont le tam-tam chinoisDe ses aigres poumons imite mal la voix,
Qui de nous, envieux du bonheur de ces fêtes,Aurait assez de plomb pour de pareilles tètes !Sur un autre tremplin et d’un saut opportunN’a-t-on pas vu bondir les vierges de Loudun ?
Quenefontpointdes saintsque Dieului-même inspire?On les voit, s’apprêtant à subir le martyre,
Prophètes endurants qu’on livre aux grands secours i!I ,Sans boire ni manger vivre quarante jours;
Et squelettes collés le dos à la muraille
Sans froncer le sourcil et sans perdre une maille,
Recevoir, résonnant comme un tonnerre sourd,
Cent coups bien appliqués du chenet le plus lourd.D’un poids de trois milliers leur peau n’est point émue;Sur leurs crânes intacts rebondit la massue ;