LE MAGNETISME ANIMAI,.
Tout est ou tout n’est pas, rien n’existe à moitiéD’un tendre sentiment le cœur vivifié,
Quand sur un front voilé, dont la p.âleur s’efface,Chaude d’émotion la main passe et repasse,
Et que pour exhaler l’amour, de toutes partsL’haleine a concentré ses miasmes épars,
La vierge électrisée au souffle qui l’oppresseRend au sylphe léger caresse pour caresse,
Et comme sous le poids des incubes démonsLaisse battre son cœur, haleter ses poumons ;Alors le magnétisme ou l’endort ou réveille,
Dans chacun de ses sens fait vibrer son oreille;Tout en elle est esprit, tout âme et sentiment;Effrontée, elle ment sans savoir qu’elle ment,
Et de son corps ému d’une sublime joiePas un atome alors qui ne sente et ne voie.
Mais la limite est là, qu’on la pose, il est temps;Fats crédules arrière, arrière charlatans,
Qui croyez, aux accents d’une vénale lyre,
De vos magnétisés escompter le délire,