LES PHARMACIENS.
209
Alors, soyez certains qu’en vos comptoirs assisVotre laboratoire échappe à mes lazzis ;
Sans craindre ma critique et mes reproches rogues,De marchés en marchés portez en paix vos drogues ;De la halle aux bonbons 2 au faubourg avinéPesez à poids égal la manne et le séné;
De rhubarbe et de casse empoisonnez la ville ,Vendez tout Pelletier, donnez tout Quesneville ;
Des capsules Mothès, orbes volumineux ,
Bourrez de copahu les lianes gélatineux,
Dut votre arrière-gorge au passage barréeNe s’en débarrasser qu a force d’eau sucrée 3 !
Je ne fais point la guerre à qui prône avec artDes filtres bienfaisants sous des noms de hasard,Aux larynx fatigués de jujube et de dattePrésente adroitement un sirop qui les flatte,
Et pour un rhume éteint qui renaît de nouveauA la calme Thridace unit le Mou-de-veau.
Le malade soumis aux flueurs catarrhalesA soin de varier ses liqueurs pectorales ,
2‘ SÉRIE.
27