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Némésis médicale illustrée : receuil de satires / par François Fabre ; contenant trente vignettes dessinées par Daumier
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vi mot-troisième satire.

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Déjà, grâce au péril de ses courses lointaines,

Que d’abus dévorants ont fui les quarantaines !

Et lèpre et choléra, fièvre jaune et typhus,

De poignets en poignets ne se transmettent plus 7 .Seule, ou moins explorée, ou moins franche en sa route,La peste orientale a laissé quelque doute...

On ne douterait plus si nos gens de santéAux courageux essais se fussent mieux prêté,

S ils eussent relevé le gantelet de guerreQu’à la peste jetaient Lassis, Costa, Lasserre,

Et qu’à ces nobles preux joignant tous ses efforts,

On eût laissé Chervin la saisir corps à corps”.

Jadis, quand nos aïeux inventèrent Neptune,On n’osa lui livrer, dit-on, que la fortune;

Mais depuis que la peste est fixée au tridentLe Dieu des mers lui-même est devenu prudent ;