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Némésis médicale illustrée : receuil de satires / par François Fabre ; contenant trente vignettes dessinées par Daumier
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VINGT-CINQUIEME SAT1 RE.

On a fermé les portes de l’École ;

Far un hasard que je crois sans pareil,Sur le tapis, aux tables du conseil,

Exprès afin que la foule la souille,

Tous nos jugeurs ont laissé leur dépouille.Robes, bonnets, tout pêle-mêle est là ,Hormis pourtant la robe d’Orfila ,

Que par un soin de prudence notoire ,

Le possesseur mit derrière une armoire ,Devant laquelle en vrais topinambousTous nos héros se vautrent à genoux.

On aurait dit, honni qui mal y pense !

Que le doyen avait tout su d’avance.

Est-ce hasard , ou plutôt prescience ,

Ou bien encor pour qu’on fît pénitenceDe tant d’excès et de tant de licence '(

C’est l’un et l’autre ; un habile doyen,Pour son salut, garde plus d’un moyen ;

Et quand on croit le conduire en menottesA fleurets nus il vous crible de bottes.