plus de 5158 toises de nous, ne souffrent pas deréfraction sensible; ceux qui rasent presque ia sur-face de la Terre , se courbent du double de la ré-fraction horizontale ou d environ un degré, ôc lesautres souffrent des réfractions ou des courburessensiblement proportionnelles à la longueur descordes qu’iis parcourent dans la matière réfractive.
C’eff pourquoi il arrive rarement dans les Eclipsesde Lune, que sombre la plus enfoncée soit fansquelque mélange de lumière cause par cette réfac-tion des rayons du Soleil: les degrés de cette lu-mière sont diftérens en diverses Éclipses; ainsi ilest difficile de déterminer exactement par Lob ner-vation le vrai commencement de l’Éclipse, lorsquel’on ne sait pas encore quel degré de lumière doitrester dans sombre. On peut mieux déterminerles phases, quand f Éclipse est déjà avancée, &que l’on peut comparer sombre indubitable avecla surface de la Lune entièrement éclairée , ayantauffì égard à l’obscurité des grandes taches, laquellese confond quelquefois avec celle de sombre. Lemilieu de l’Éclipse sc détermine avec plus de cer-titude, en comparant ensemble des phases égales,observées après le commencement & avant la finde l’Éclipse: la comparaison du milieu de l’Éclipseainsi déterminé par les observations faites en diverslieux , sert à déterminer la différence de leurs Mé-ridiens , loríqu’on n’a pas d’autres observations.
DELA
LIB R ATI O N DE LA LUNE.
229. T E phénomène de la libration fut observépar Hevelius vers l’an 1 643; il consisteen un commencement de rotation apparente, par