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En 1663, Ahmed-Kupnfii porta la guerre dans la Hongrie ;à Gran il surprit les Impériaux commandés par le comte de Forgacset en fit un grand massacre, puis il s’empara de Neu-Haüselet étendit ses ravages jusque dans l’Autriche, la Moravie et laSilésie.
Mais il perdit la bataille de Saint-Gothard , grâce aux habilesmanœuvres de Montecuculli et à la bravoure impétueuse d’uncorps auxiliaire de six mille Français , commandés par le comtede Coligny et le duc de La Feuillade qui enfoncèrent les carrésdes janissaires et jetèrent l’épouvante dans les rangs ottomans .Les Turcs qui d’abord avaient pris nos compatriotes pour desfemmes à cause de leurs perruques poudrées, furent bien vite dé-trompés, et se rappelèrent longtemps leurs cris de : .< Tue ! tue !Allons ! allons ! » Même le nom du duc de La Feuillade, grâce àl’analogie des sons, fut métamorphosé dans leur bouche en celuide Fonladi (homme d’acier).
Cette défaite des armes musulmanes amena, dix jours après, laconclusion de la paix qui fut signée à Temeswar . Apafy futreconnu prince de Transylvanie , à condition de payer tribut auGrand Seigneur.
Mahomet laissa son ministre, en 1667, aller terminer la fa-meuse guerre de Candie qui durait depuis vingt-deux ans. Aumois de juin 1669, une escadre chrétienne vint ravitailler la place.Les vaisseaux français étaient commandés par le duc de Noailles ;il avait sous ses ordres six à sept mille hommes parmi lesquelson remarquait le duc de Beaufort (le fameux roi des Halles sous laFronde), qui périt cinq jours après son arrivée, le maréchal de laMothe-Fénelon , le chevalier de Vendôme , à peine âgé de quinzeans, le confie de Saint-Pol Longueville, le chevalier d’Harcourt,