PITTORESQUE.
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Elle fit pendre le patriarche Grégoire, accusé d’avoir vraisembla-blement pris part à la révolte de ses compatriotes, quoiqu’il eûtlancé contre eux une sentence d’excommunication. Cyrille, métro-politain d’Andrinople , l’évêque d’Eplièse et un grand nombre deGrecs des familles les plus considérables éprouvèrent le même sort.
En mai, les Ottomans entrèrent dans la Moldavie et dans la Va-lachie. La première de ces principautés était désolée par l’anarchie ;la division régnait entre les boyards et les chefs des Hellènes. Cetétat de choses facilita les opérations d’Yousouf-Pacha et d’Ismaïl-Paeha. Ce dernier entra à Yassi, et les Hétairistes, réunis à quel-ques Arnautes, se réfugièrent dans les montagnes, où ils conti-nuèrent à faire aux Turcs une guerre de partisans très-active ettrès-meurtrière.
Les armes du sultan étaient moins heureuses au sud de l’em-pire : Napoli de Malvoisie, Navarin, Tripolitza, étaient prises parles Hellènes, vainqueurs à Cassandra et aux Thermopyles. Mais laflotte réunie aux escadres d’Egypte, d’Alger et de Tunis , parve-nait cependant à ravitailler les quelques places encore occupéespar les musulmans dans la Morée.
Bientôt Mahmoud se vit menacé par un nouvel ennemi, le chahde Perse, qui voulait rendre à l’empire d’Iran son joyau le plus pré-cieux, Bagdad, qui en avait été violemment arraché depuis deuxsiècles. Mais le choléra-morhus enleva le prince Mohammed-Ali-Mirza, et le sultan n’eut point à faire une guerre qui eût ménagéaux insurgés d’Europe une puissante diversion.
Les Hellènes marchaient toujours de succès en succès; le gou-vernement se régularisait entre les mains d’Ipsilanti , et le siègeen était transporté à Corinthe .
En revanche l’étoile d’Ali-Tépéléni semblait pâlir. Depuis trois