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parcourent les rues de Constantinople , appelant les bons musul-mans à la défense de leur souverain et du sandjak-chérif.
La population se lève presque tout entière et accourt sur laplace du sérail.
Les rebelles, inquiets de l’apparition du sandjak-chérif, dé-putent alors au grand vizir le kiabïa-ieri (vice-intendant des ja-nissaires). Mais le ministre ne se laisse point fléchir, et donnel’ordre aux soldats de marcher en avant. La foule les suit en pous-sant le cri de guerre : Allah-Ëkber (Dieu est au-dessus de tout) !
Quelques détachements que les janissaires avaient placés auxenvirons de la mosquée de Sultan Bayezid , et dans toutes les ruesconduisant à l’Ahmediyeh, sont promptement dispersés ; les re-belles se réunissent en masse sur l’Et-Meïdan, ferment les issuesde cette place et s’y barricadent avec de grosses pierres.
Les troupes régulières de Mahmoud occupaient tout le reste dece quartier, siège constant des rébellions. Avant d’en commencerl’attaque, l’intrépide sultan affrontant mille morts, passa plusieursfois à cheval devant les bandes insurgées, en les sommant de sedisperser.
La situation se prolongeait; un moment d’hésitation pouvaittout perdre.
tîti officier dévoué, Kara-Dyehennem, déchargea son pistoletsur l’amorce d’un canon ; le coup partit, et la mitraille ouvrit unetrouée sanglante dans les rangs des rebelles. L’action était engagée.L’artillerie tonna de toutes parts sur les masses confuses et pres-sées des janissaires ; le Combat ne fut bientôt plus qu’un massacre.On ne fît. point de quartier, et le feu ayant été mis aux étaux debouchers attenant aux casernes, ces constructions, avec tous lesfuyards qui s’y étaient entassés, devinrent la proie des flammes.