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Pendant ce temps, la Porte proscrivait les Arméniens pour lespunir des sympathies qu’elle leur supposait pour la Russie . Vingt-sept mille d’entre eux qui habitaient Constantinople n’eurent qu’undélai de dix jours pour se mettre en route et quitter le territoireottoman .
Une amnistie générale que le sultan fit alors offrir aux Grecspar quatre archevêques grecs, porteurs d’un rescrit du patriarcheAgathangelos , fut refusée par eux, parce que son acceptation eûtfait redescendre leur patrie du rang des nations où venait de laplacer la protection de l’Europe . Peu de jours après, on apprit ladéclaration de guerre de la Russie aux Ottomans , nouvelle funestequi promettait à la cause des Hellènes une puissante diversion.
Mahmoud, cependant, ne se laissait point abattre par l’adversefortune ; les armements étaient repris avec un surcroît d’activité ;on radoubait les vaisseaux échappés au désastre de Navarin ;d’autres, en grand nombre, étaient sur les chantiers.
Rientôt on reçut la nouvelle du passage du Pruth par le feld-maréchal, comte de Wittgenstein. Le divan décida que l’on repous-serait la force par la force, et que l’on défendrait jusqu’à la der-nière extrémité l’empire et l’islamisme, menacés par les infidèlesmoscovites.
Ibraïl succomba le 28 juin ; le lieutenant-général Roudzewitchfranchit le Danube et s’empara d'Ishaktcheh.
Presque en même temps, les places de la Dobroutsclia, Matchin-Toultcha, Hirsowa, Kustendji, ouvrirent leurs portes aux Russes ,qui s’emparèrent en outre d’Anapa , dans la Grande-Abasie, et deBazardjik. Sur le Danube, la forteresse de Silistrie était cernée,ainsi que Roustchouk et Giurgewo ; la petite Valachie étaitoccupée par le baron de Geismar, et Varna dut se rendre à cause