20(3
église de Saintc-Euphémic de Chalcédoine . Cette mosquée l’em-porte sur toutes les autres par la symétrie et l’élégance de sonarchitecture. Vue de profil, elle offre un coup d’œil magnifique avecses galeries superposées, ses hauts minarets et ses dômes polis.
L 'Osmanieh, commencée par Mahomet IV et achevée par sonfrère Osman III , est remarquable par son dôme d’une grande élé-vation et d’une extrême légèreté qui couvre et forme la mosquéetout entière sans pilastres, ni colonnes.
Non loin de cette mosquée gît un sarcophage de porphyre, qu’ondit être celui de Constantin . 11 est la plupart du temps rempli del’eau du ciel et les petits oiseaux viennent boire dans le cercueilinpérial.
On remarque encore une petite mais très-élégante mosquée,appelée Laleli, bâtie par Mahmoud 1 er en 1753. Les murs en sontincrustés de marbre ; on y voit deux grands tableaux en broderie,représentant les cités de la Mecque et de Médine .
Auprès de chaque mosquée est le turbeli ou chapelle sépul-crale de son fondateur, fermée par des grilles de fer qui laissentvoir distinctement le cercueil, couvert d’un velours cramoisi brodéen or. A la tête du cercueil est placé le turban du monarque, à sespieds un haut chandelier d’argent et au-dessus un cercle de lampes.
Outre les mosquées impériales, il y en a plusieurs élevées par lapiété des sultanes validés. Les principales de celles-là sont Yeni-Djami et celle de la porte d’Andrinople , bâtie du prix des pan-toufles de sa fondatrice, à ce que disent les Turcs .
Tous les sultans fondateurs de mosquées ont attaché à ces fon-dations des académies ou écoles avec leurs professeurs et ungrand nombre d’étudiants fort bien entretenus* des hôpitaux etdes khans »