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un vaste édifice avec des souterrains immenses que M. Kinneircroit être un amphithéâtre.
Isnik-mid (jadis Nicomédie) a plus d’importance. Apollonies’appelle aujourd’hui Aboulioun et n’est habitée que par despêcheurs.
Smyrne, patrie d’Homère , rebâtie par Alexandre au bord de lamer, s’élevait d’abord sur les bords du Mêlés à l’endroit où setrouvent aujourd’hui les maisons de campagne et les villas desEuropéens établis à Smyrne . Ce lieu, qu’on nomme Bouroun-abat (nez du vent) et par corruption Bournabat, est rempli devieilles colonnes brisées et autres ruines de l’antiquité grecque.
Smyrne, tour à tour grecque, génoise et turque , s’est renduedominante dans toute l’Asie Mineure par sa situation et sesrichesses. Elle reçoit dans ses murs les caravanes de l’Asie et dansson port les vaisseaux de l’Europe ; sa population est commeun abrégé de l’univers : les Turcs et les Grecs y sont les plusnombreux; et parmi les musulmans, il faut compter les Afri-cains, les Arabes , les Persans, les Candiotes, qui se fondentdans cette masse dominante, puis viennent les Arméniens et lesJuifs.
Tous les Orientaux habitent la vieille ville, bâtie en amphi-théâtre sur la croupe du Pagus. Au pied de ce mont s’étend dans laplaine jusqu’au bord de la mer, le quartier franc.
A part le grand bazar (bezestan) et le Vizir Khan construit avecle marbre blanc de l’ancien théâtre, il n’y a pas d’édifices remar-quables à Smyrne , pas même une belle mosquée.
Les hommes ne s’y occupent que de commerce et les femmesde volupté. Elles sont pour la plupart fort belles.
Qui reconnaîtrait Magnésie dans Manissa, et l’antique Phocéc