Buch 
La Turquie pittoresque : histoire, moeurs, description / par W. A. Duckett ; préface par Théophile Gautier
Entstehung
Seite
257
JPEG-Download
 

IMTTOllESUUE.

2 ,'i 7

Quelques colonnes en marbre et d’autres débris indiquent,près de Tehiblak, la position de la nouvelle ville, bâtie parAlexandre, ruinée par Sylla et reconstruite par Jules César .

Aux environs de Chemale, le docteur Clarke a vu une immensecolonne de granit, dont le fût, quoique d’un seul bloc, a trente-sept pieds et huit pouces anglais de long, et l’on trouve les ruinesd’Àlexandria Troas qui attestent l’ancienne magnificence de cetteville; on y voit encore une partie de la porte du côté de l’Est, etsurtout le prétendu palais de Priam , vaste édifice dont les débriss’aperçoivent, à une grande distance en mer et qui paraît avoir étéle gymnase de cette ville. Ces ruines ont servi à la constructiond’une foule de bâtiments à Constantinople .

Sur cette même côte, mais au sud du rayon de Smyrne , ontrouve Boudroun (Halycarnasse). En examinant la citadelle decette ville, M. Beaufort découvrit, encastrées dans ses murs, plu-sieurs sculptures d’un travail exquis représentant des processionsfunéraires et des combats, ce qui lui fit supposer qu’elle avait étéconstruite avec des matériaux provenant du fameux mausolée que‘inconsolable Àrtémise avait fait ériger à Mausole , son époux. Cemagnifique monument, l’une des merveilles du monde, exista, dit-on, jusqu’au moyen âge.

Selefkeh est remarquable par les ruines de l’ancienne Séleucie,parmi lesquelles on distingue d’immenses citernes, des catacombes,un théâtre, etc. Celles deSoli ou Pompéïopolis rappellent Antinoé en Égypte et Djerach en Syrie ; la magnifique colonnade à l’entréede son port artificiel offre encore quarante - quatre colonnesdebout.

Tarsous, jadis la ville la plus peuplée, la plus puissante et laplus belle de laCilicie, la docte rivale d’Athènes et d’Alexandrie ,

17