PITTORESQUE.
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fournis ou à fournir par les provinces tributaires et par certaineslocalités non encore soumises jusqu’ici à la loi du recrutement,ainsi que les troupes irrégulières ( bachi-bouzouk ). Leur effectifréuni parait devoir être évalué à 150 ou 170,000 hommes.
Quant à leur valeur respective, ces différents corps de l’arméeottomane sont loin d’être à la même hauteur. L’artillerie, organiséeà la prussienne, est une des premières du monde ; le génie laissepeu à désirer ; l’infanterie manœuvre presque aussi bien qu’au-cune autre armée européenne ; elle a toutes les vertus qui font lesbonnes troupes, la constance à supporter la fatigue et les priva-tions, la sobriété, l’impétuosité dans l’attaque et le courage impas-sible dans la défense; la seule chose qu’on puisse critiquer dansson organisation, c’est l’instruction des officiers inférieurs. Lacavalerie n’est que d’une seule espèce, cavalerie légère tenant àla fois de nos chasseurs et de nos lanciers ; la grosse cavaleriemanque complètement et cela tient probablement au défaut detaille des chevaux.
Quant aux bachi-bozouks rien n’égale leur bravoure si ce n’estleur indiscipline. Très-utiles derrière les remparts d’une forte-resse, ce sont des auxiliaires extrêmement incommodes en rasecampagne. On l’a vu de reste, à l’armée d’Asie , qui, dans lecours de la présente année, a été déjà trois fois entièrementdésorganisée par la faute de ces irréguliers.
Il faut encore rattacher à l’organisation de l’armée les écolesmilitaires destinées à former des officiers. Elles sont au nombrede deux, l’une pour l’infanterie, l’autre pour les corps spéciaux.En outre, il existe une école militaire préparatoire dans la circon-scription de chaque ordou.
Avant le désastre de Sinope, la flotte ottomane se Campasait de