XX
ati-dejsus dtl Vulgaire , vous rte laisses pas d*vous mettre à la portée de tout le monde ; &pour employer l’exfrejjlon de Tïbere Vous«tes l’iiomme de tous, & de toutes les heures.
Agrées donc , s’il vous plaît, cetteDéclama-tion ; je vous Voffre comme le gage d’une ami-tié qui doit durer autant que nous. J’e/pere quevous la prendre £ fous votre proteBion ; carpuisque f ai l’honneur de vous la dédier , elle estbien p lus à vous qu’à moi. Je m 3 attends bienqu on ne manquera pas de la censurer. LesChicaneurs diront , que ces badineries désho-norent la gravité Théologique, & que cette Sa-tire est toute opposée à la modération Chrétien-ne : ils m’accuseront de faire revivre l’ancienneComédie *, & de mordre tout le monde, commeun nouveau Lucien. Mais je prie d’avanceceux qui je scandaliseront de la petitesse du Su-jet , & de Vair badin queje lui donne , de vou-loir bien faire attention , que je ne suis pasVinventeur de celte maniéré d’écrire & que je
* Celui qui I’inventa , fut un certain Susarionia ville de Megare. Ce Théâtre nai liant étoit si libre,ou plutôt si licentieux , qu’on y nommoit les specta-teurs en reprenant leurs vices : cet usage , ayant étédéfendu pat une Loi faite exprès,donna lieu à la nouvelleCemúlte.