dela'Folie. ijB
y ,'Ceux qui prétendent représenter l’ancien„ Collège des Apôtres , ne devroient-ils pas,, imiter leur pauvreté „ î Un Cardinal quiferoit ces réfléxions, ou remettroit bien viteCon Chapeau, ou méneroit une vie austere& laborieuse, remplie de chagrin 8cd’inquié-tude ; en un mot, il vivrait en Apôtre.
Prosternons - nous à présent aux pieds du Folie dessouverain Pontife , & baisons religieusementfa mule. Les Papes se disent les Vicaires de ^ .
Jesus-Christ ; mais s’ils s’appliquoient à se con- * *
former à la vie de leur divin Maître , s’ils pra-tiquoient fa pauvreté , ses travaux , fa Doc-trine , fa Croix , son mépris du Monde ; s’ilsvouloient seulement bien penser à ce beauNom de Pape , c’est-à-dire de Pere , & au ti-tre de Très-Salnt dont on les honore, quellesgens seroient plus malheureux ; Qui voudroiracheter,au prix de tout ce qu’il a , ce Poste su-prême ? Ou quel homme y étant élevé , em-ployeroic l’épée , le poison , Sc toute forte deviolence , pour s’y maintenir ì Ils perdraientdes biens innombrables , si la Sagesse s’empa-roit une fois de leur esprit : que dls-je , la Sa-gejse ì S’ils avoient seulement un grain dece sel, dont parle le Sauveur. Ces richessesimmenses , ces honneurs divins , cette vastedomination, ce puissant patrimoine, tant de