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noître. Vous croyez peut-être que j ’en impo-se ï Ecoutez ses propres paroles , Chapitre r.Je me suis appliqué , dit-il, à connaître non -seulement la Prudence & la DoSrïne , maisaussi les Erreurs & la Folie. Vous remarque-rez , s’il vous plaît, qu’en cet endroit-là, c’estpour me faire plus d'nonneur , qu il me nom-me la derniere ; & que dans l’ordre de TEglife,le premier en dignité est au dernier rang , con-formément au précepte de Jesus-Christ.
Que la Folie ait plus de dignité que la Sa-gesse , c’est ce que TAuteur de VEccléfìafiique ,( quel qu’il soit ) montre évidemment au Cha-pitre 4. Mais avant de vous rapporter Ten-droit, je veux que vous répondiez précisé-ment à toutes mes questions , pour faciliterles Inductions que je veux tirer ; c’est ma mé-thode , aussi-bien que celle de Platon qui faittoujours interroger par Socrate les Interlocu-teurs de fes Dialogues.
Je demande , que doit-on le plus soigneuse-ment tenir fous la clef, & renfermer chez foi,ou les choses rares & précieuses , ou cellesqui font viles & communes 5 Vous ne ditesrien , Sc vous voilà tous à me regarder ,comme des statues, Mais vous avez beaugarder le silence , les Grecs répondront enFrançois pour vous : On ne craint point j dit
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