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tée. 11 en est ainsi du commun des hommes :ce qui tombe le plus íbus les sens , occupele plus leur esprit ; ils ne connoissent presquepoint d’autres Etres que les Etres matériels& sensibles. Au contraire, ceux qui se sontdévoués entierement à la piété , fans ceflèattachés à la contemplation des choses invisi-bles , méprisent un objet à proportion au'ïlles touche de plus près , je veux dire , qu’il estpalpable Sc corporel.
Les Mondains font leur premiere 6c prin-cipale occupation d’amaíTer du bien , ensuiteïls s'appliquent à contenter le corps , & ledernier foin se réserve pour l ame , dont laplupart ne croyent point l'existence , parcequelle n’est pas visible. Les gens embraies dufeu de la Religion , prennent une route op-posée : ils mettent toute leur confiance enDieu , qui est le plus simple des Etres ; aprèslui, ils pensent à leur ame , comme à la chosequi approche le plus de la Divinité. Ils ne sesoucient nullement du corps : non-seulementils méprisent la fortune, mais même ils lafuient ; & s'ils font obligés par devoir , &comme Pe'res de famille , à veiller fur leurtemporel , ce n’est qu’à regret, & avec dé-goût , parce qu’ils ont comme s’ils n’avoientpoint, parce qu’ils possèdent comme ne possé-