Band 
Tome premier.
Seite
IX
JPEG-Download
 

PRÉFACE.

IX

les Anglais dabord, et à plusieurs égardsles Allemands. Toutefois je ne crois pas quonpuisse maccuser de ne pas aimer la France .Je nai que trop montré le regret dun séjour je conserve tant dobjets daflèction,ceux qui me sont cl)ers me plaisent tant!Mais de cet attachement peut-être trop vifpour une contrée si brillante et pour sesspirituels habitants, il ne sensuivoit pointquil dut mêtre interdit dadmirer lAngle-terre. On la vue, comme un chevalier armépour la défense de lordre social, préserverlEurope pendant dix années de lanarchieet pendant dix autres du despotisme. Sonheureuse constitution fut, au commence-ment de la révolution, le but des espéranceset des efforts des Français , mon âme en estrestée la leur étoit alors.

A mon retour dans la terre de mon père,le préfet de Genève me défendit de menéloigner à plus de quatre lieues. Je me per-mis un jour daller jusquà dix, dans le simple