LA LITTIIIÀTUILE ET LES ARTS.
■j.
grand succès sur la sccnc , il faut avoir étudié lepublic auquel on s’adresse, et les motifs de touteespèce sur lesquels son opinion se fonde. Laeomioissance des hommes est aussi nécessaire quel’imagination même à un auteur dramatique : 'ildoit atteindre aux sentiments d’un intérêt gé-néral , sans perdre de vue les rapports particu-liers cpii inlluent sur les spectateurs; c’est la lit-térature en action qu’une pièce de théâtre et legénie qu’elle exige n’est si rare que parce qu’ilse compose de l’étonnante réunion du tact descirconstances et de l’inspiration poétique. Rienne serait donc plus absurde que de vouloir àcet égard imposer à toutes les nations le mêmesystème ; quand il s’agit d’adapter l’art universelau goût de chaque pays, l’art immortel auxmœurs du temps, des modifications très-impor-tantes sont inévitables; et de là viennent tantd’opinions diverses sur ce qui constitue le talentdramatique : dans toutes les autres brandies dela littérature on est plus facilement d’accord.
On ne peut nier , ce me semble, que lesFrançais ne soient la nation du monde la plus.habile dans la combinaison des effets du théâtre :ils l’emportent aussi sur toutes les autres par ladignité des situations et du style tragique. Mais,