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HISTOIRE DE L’ARMÉE
L’armée impériale était forte de quinze mille hommes, tous vieux sol-dats ; elle avait vingt-huit canons de parc. Le général Gleen commandait ladroite, établie sur le Vineberg, et composée des régiments impériaux ; la gauche,retranchée sur le sommet de la colline d 'Allerheim, obéissait à Jean de Vert ,général célèbre, qu’on plaçait, avant cette bataille, sur la même ligne queMercy. Quant au centre, qui remplissait le vallon d’une colline à l’autre, le gé-néral en chef s’en était réservé le commandement. Il avait placé l’élite de soninfanterie dans le village qui=e trouvait devant lui; son artillerie était disposéele long des lignes dont il avait couvert le village et les deux collines.
L’armée française comptait dix-sept mille hommes; elle avait vingt-huitcanons de parc. Gondé disposa ainsi son armée. Turenne commandait lagauche, il le plaça près de la Warnitz avec seize escadrons et six bataillons; lecomte de Marsin commandait le centre, il prit position en face d’Allerheim.La droite, sous les ordres du duc de Grammont, s’appuyait à l’Éger.—Ce corpsd’armée avait en seconde ligne une réserve de six escadrons et de quatre batail-lons. Condé ne prit point de poste, il s’était réservé de marcher avec le marquisde la Moussaie, maréchal de camp, partout où sa présence serait nécessaire.
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Avant la bataille, le prince de Condé, suivi du maréchal de Turenne, étaitallé reconnaître la position des ennemis. A la vue de ces retranchements et dela position de Mercy, Turenne disait qu’il y aurait témérité à attaquer. L’im-pétueux Condé fut d’avis qu’il fallait combattre et vaincre.
L’action commença par le village d’Allerheim. Le général de Mercy, quiavait vu avec une vive joie les Français se disposer à l’attaque, parcourait lefront de ses troupes en leur annonçant la victoire. On dit qu’au moment du
(1) L4gende : A. Armée française. B. Armée espagnole.