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Tome second.
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HISTOIRE DE L’ARMÉE

formait l’aile droite avec 12,000 hommes environ des divisions Gudin et Mo-litor, gardait le Saint-Gothard et les vallées de la Reuss et de la haute Lint;Soult, avec 10,000 hommes, était échelonné le long de la Lint jusqu’à sonembouchure à Zurich ; Masséna, avec 37,000 hommes des divisions Mortier,Klein, Lorge et Mesnard, était devant la Limmath, de Zurich à Rruck, avec37,000 hommes; et enfin 17,000 hommes des divisions Thureau et Chabrangardaient le Valais et Bâle .

L’armée alliée, qui, par l’arrivée de Souwarow, devait s’élever à 90,000hommes, n’était forte en ce moment que de 36,000 hommes, dont 26,000commandés par Hotze et 30,000 par Korsakow.

Masséna résolut de profiter de sa supériorité numérique pour écraser lesennemis. En conséquence, le 23 septembre 1797, il ordonna une attaque gé-nérale sur toute la ligne. Il prescrivit au général Soult de francliir| la Lintau-dessus du lac de Zurich , pendant que lui, de sa personne, opérerait au-dessous avec ses 37,000 hommes. Le général Korsakow avait massé le gros deses forces dans la partie de Zurich qui est en avantde la Limmath. Cette rivièretraverse Zurich en deux parties, et sortant du lac de Zurich va se perdre dansl’Aar . Korsakow, qui occupait le haut du fleuve, avait placé à son embouchurele général Durasof, et, au milieu de son cours, à Kloster-Fhar, trois bataillonsseulement. C'est d’après les dispositions de l’ennemi que Masséna arrêta lessiennes. Il résolut de faire passer le fleuve à Kloster-Fhar, le point le plus ac-cessible et le moins gardé, par la division Lorge et une partie de la divisionMesnard (13,000 hommes environ), pendant que la division Mortier, d’unepart, attaquerait Korsakow 7 à Zurich ; que la division Klein, placée en réserveà Alstetten , de l’autre part, appuierait les attaques de Lorge et de Mortier, s’ily avait lieu, et enfin que le reste de la division Mesnard contiendrait Durasofdans la basse Limmath. De cette manière, il attaquait Korsakow sur les deuxrives et l’enfermait avec son armée dans Zurich , où il espérait le prendre oule détruire.

Ces dispositions ont été approuvées par tous les critiques, et, quoiqu’il en ré-sultât une apparence de dispersion dans les forces, on ne saurait qu’y applaudir,puisqu’elles reposaient sur l’emplacement seul des ennemis.

Ce fut le 23 septembre que les troupes s’ébranlèrent. Le passage du fleuve,l’opération la plus importante, se fit avec le plus grand succès sous la protectionde l’artillerie française commandée par le général Foy. Le général Gazan, quiavait abordé le premier sur la rive opposée, attaqua aussitôt les trois bataillonsrusses à Kloster-Fhar, et s’en empara après un combat court, mais sanglant,où le général russe Markof fut tué et où tous ses soldats tombèrent les armesà la main jusqu’au dernier. Les autres troupes passèrent tranquillement lefleuve, et, suivant l’ordre donné, elles remontèrent la Limmath sous les ordresdu général Oudinot.

Dôle, 1,521; 1 er bat. de la Haute-Saône , Ve- Chabert : 1 ” bat. du Mont-Terrible, Poren-soul, 1,610; 1« bat. de l’Ain, Bourg, 1,817; truy, 537; artillerie, fort de Joux et Besançon ,conscrits„du Gers, Pontarlier, 218. — Brigade ! 142.7,009 hommes.