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Tome second.
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HISTOIRE DE L’ARMÉE

dans le val d’Engi où l’attendaient de nouvelles épreuves et où il perdit sesbagages, abandonna ses malades et ses blessés et la moitié de son armée.« Aucune expression, dit Jomini , ne saurait rendre ce que cette retraite avaitd’horrible.» Cependant il parvint à atteindre le Rhin , et, fuyant rapidement cesrives maudites, le futur conquérant de la France disparut avec sa gloire et allas’ensevelir dans une obscure retraite de la Moscovie, où il mourut, dit-on, dechagrin et déjà oublié depuis longtemps.

Tel fut le dernier acte de ce grand drame militaire. La bataille de Zurich détruisit la deuxième coalition; elle ranima dans l’esprit des troupes la con-fiance qu’elles avaient perdue, et sauva la France d’une invasion imminente etterrible. Elle est la dernière et l’une des plus belles pages de l'histoire mili-taire de la république. Zurich termina glorieusement cette période commencéeau bruit du canon de Valmy, et prépara les éléments de grandeur de la périodenouvelle qui allait s’ouvrir à Marengo. Les destinées de la république étaientaccomplies. Bonaparte , brisant l’arche sainte des libertés de la patrie au 18brumaire, se fit d’abord protecteur comme Cromwel, sous le titre de pre-mier consul, et bientôt après empereur, comme Auguste, sous le nom de Na-poléon .

TABLEAUX.

1793. — Le roi Louis XVI, condamné à mort par la Convention nationale , est exécuté le 21janvier à dix heures du matin. Monsieur , frère de Louis XVI , prend le titre de Régent deFrance, reconnaît Louis XVII comme succédant à la couronne de son père, et nomme le comted’Artois lieutenant-général du royaume (28 janvier). — La France déclare la guerre à l’Angle-terre et à la Hollande (1 er février). — Suite des opérations militaires en Flandre, en Allemagne et en Italie. Second combat de Sospello (14 février); 1,800 Français y battent 2,000 Autrichiens.— Expédition de Dumouriez en Hollande; invasion du Brabant hollandais (février et avril). —Les Français sont battus parles Autrichiens aux combats d'Aldenhoven et d’Escheiweiller (1”et 2 mars). — Le gouvernement français déclare la guerre à l’Espagne. — Opérations sur le Rhin et dans les Vosges. — L’insurrection de la Vendée commence le 11 mars. — Nouvelle coalitioncontre la France, entre l’Autriche , la Prusse, les princes de l’Empire, l’Angleterre, la Hollande,l’Espagne, le Portugal, la Sardaigne et les États de l’Église (12 mars). — Bataille de Nerwinde (17 mars) gagnée par le prince de Cobourg sur le général Dumouriez . Trahison et fuite de ce gé-néral avec une partie de son état-major (5 avril). —Création d’un comité de salut public (6avril), chargé de la partie exécutive. Les Prussiens se rendent maîtres de Spire, de Worms, etde Bingen (10 avril). — Les frontières de l’Est sont envahies par les coalisés. — Les Espagnols sont battus à Oleta (4 mai). — Combat de Raismes, également connu sous les noms de Famars ou de Saint-Amand (9 mai); le général Dampierre y bat les Impériaux. — Eipédiiion malheu-reuse des Français en Sardaigne (mai). — Combats du Val-Carlos (23 mai); les républicains ybattent les Espagnols. —Insurrection royaliste à Lyon (29 mai). — Journée du 31 mai; insurrec-tion dans la capitale (1 er et 2 juin). — Le gouvernement français met dix armées sur pied : colledu Nord et des Ardennes, commandée par le général Custine; de la Moselle , par le généralHoucbard; du Rhin, par le général Alexandre Beauhamais; des Alpes , par le général Keller-mann; d'Italie, par le général Brunet; des Pyrénées-Occidentales , par le général Deflers; des