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Tome sixieme.
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Acte second. ^

Astérie.

Ah! Seigneur! ah mon roi! je tombe à vos genoux sTout mon cœur qui m’échappe a volé devant vous.Image des vrais dieux, qu’ici l’on déshonore ,

Recevez mon encens : en vous je les adore.

Vous seul, vous m’arrachez aux monstres infernaux ,Oui me parlant en dieux n’étaient que mes bourreaux.Malgré ma juste horreur de servir sous un maître ,Esclave auprès de vous, je me plairais à l’étre.

T E u c E R.

Plus je l’entends parler, plus je fuis attendri....

Est-il vrai qu’Azémon , ce père si chéri,

Oui près de son tombeau vous regrette 8c vous pleure,Pour venir vous reprendre a quitté fa demeure ?Astérie.

On le dit. J’ignorais, au fond de ma prison,

Ce qui s 1 est pu passer dans ma triste maison.

T E u c e R.

Savez-vous que Datame, envoyé par un père ,

Venait nous proposer un traité salutaire ,

Et que des jours de paix pouvaient être accordés ?Astérie.

Datame ? lui, Seigneur ! que vous me confondez !

II serait dans les mains du Sénat de la Crète?

Parmi mes assassins ?

T E u c E R.

Dans votre ame inquiète [c)

J’ai porté, je le vois, de trop sensibles coups.

Ne craignez rien pour lui. Serait-il votre époux?

Vous serait-il promis? est-ce un parent, un frère?

Parlez : son amitié m’en deviendra plus chère.

C 2