Acte second. 39
Tout noble dans notre île a le droit respecté (io)De s’opposer d’un mot à toute nouveauté.
T E U C E R.
Quel droit !
M E R I O N E.
Notre pouvoir balance ainsi le vôtre ;Chacun de nos égaux est un frein l’un à l’autre.
T E u c E R.
Oui, je le sais ; tout noble est tyran tour à tour.
M e R i o N E.
De notre liberté condamner-vous F amour ?
T E U C E R.
Elle a toujours produit le public esclavage.
M E R i o N E.
Nul de nous ne peut rien , s'il lui manque un suffrage.T e u c E R.
La discorde éternelle est la loi des Crétois.
M e R i o N E.
Seigneur, vous l’approuviez, quand de vous on fit choix.T E U C E R.
Je la blâmais dès-lors. Ensin , je la déteste ;
Soyez sûr qu'à l’Etat elle sera funeste.
M E R I O N E.
Au moins , jusqu'à ce jour elle en fut le soutien ;Mais vous parlez eh prince.
T E U C E R.
En homme , en citoyen ;Et j’agis en guerrier, quand mon honneur F exige rA ce dernier parti gardez qu’on ne m’oblige.
M E r i o N E.
Vous pourriez hasarder, dans ces distendons,
De véritables droits pour des prétentions.
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