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Tome sixieme.
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66 L £ S LOIS DE M I N O S.

( à Azemon. )

Et toi, cher étranger, toi, dont l’ame héroïqueM’a forcé malgré moi d’aimer ta république,

Toi, fans qui j’eusse été dans ma triste grandeurUn exemple éclatant d'un éternel malheur;

Toi par qui je fuis père, attends fous ces ombragesOu le comble ou la fin de mes fanglans outrages.

Va, tu me reverras mort ou victorieux.

( il sort . )

'Azemon.

Ah ! tu deviens mon roi... . Rendez-moi, justes Dieux,Avec mes premiers ans la force de le suivre !

Que ce héros triomphe ou je celle de vivre!

Datame 8c tous les siens, dans ces lieux rassemblés,N’y feraient-ils venus que pour être immolés !

Oue devient Astérie?. .. Ah ! mes douleurs nouvellesMe font encor verser des larmes paternelles.

SCENE II.

t ■

ASTERIE. AZEMON, Gardes.Astérie.

Ct i e l ! où porter mes pas , 8c quel fera mon fort !Azemon.

Garde-toi d’avancer vers les champs de la mort.

Ma fille !... de ce nom mon amitié t’appelle ;

Digne sang d’un vrai roi, fuis l’enceinte cruelle,

Fuis le temple exécrable où les couteaux levésAllaient trancher les jours que j'avais conservés :Tremble.