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Tome sixieme.
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9 6 Epître dedicatoire

temps où les plus grands philosophes de la Grèceenseignaient les principes de l’éloquence 8c de l’artdramatique.

Permettez, Monsieur, que je vous dédie la tragédiede mon ami, qui, étant actuellement trop éloigné dela France, ne peut avoir Fhonneur de vous la pré-senter lui-même. Si je mets votre nom à la tête decette pièce, c’est parce que j’ai cru voir en elle unair de vérité allez éloigné des lieux communs & del’emphase que vous réprouvez.

Le jeune auteur en y travaillant fous mes yeux,il y a un mois, dans une petite ville, loin de toutsecours, n’était soutenu que par l’idée qu’il travaillaitpour vous plaire.

Ut caneret paucis ignoto in pulvere verum.

II n’a point ambitionné de donner cette pièce authéâtre. II sait très-bien qu’elie n’est qu’une esquille;mais les portraits ressemblent : c’est pourquoi il ne laprésente qu’aux hommes instruits. II me disait d’ail-leurs que le succès au théâtre dépend entièrementd’un acteur ou d’une actrice ; mais qu’à la lecture ilne dépend que de F arrêt équitable 8c sévère d’un juge8c d’un écrivain tel que vous. II fait qu’un hommede goût ne tolère aujourd'hui ni déclamation ampou-lée de rhétorique , ni fade déclaration d’amour à maprincesse, encore moins ces insipides barbaries enstyle visigoth, qui déchirent l’oreille fans jamais parlerà la raison 8c au sentiment, deux choses qu’il ne fautjamais séparer.

II désespérait de parvenir à être aussi correct que,1’académie F exige, 8c aussi intéressant que les loges

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