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Tome sixieme.
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D R E.

Dom P e

A L M E D E.

Les femmes, en tous lieux souveraines suprêmes,

Ont égaré des rois ; Sc les cours font les mêmes.

Mais peut-être Guefclin dédaignera d’entrerDans ces petits débats qu’il semblait ignorer.

Son esprit mâle 8c ferme, 8c même un peu sauvage,Des faiblesses d'amour entend peu le langage.

Honoré par son roi du nom d’ambassadeur ,

II soutiendra vos droits avant que fa valeurSe serve ici pour vous , dignement occupée,

Des dernières raisons, les canons Sc l’épée.

Mais jusque-là dom Pèdre est le maître en ces lieux.

T R A N S T A M A RE.

Lui le maître ! ah ! bientôt tu nous connaîtras mieux.II veut I’être en effet; mais un pouvoir suprêmeS’élève 8c s’affermit au-dessus du roi même.

Dans son propre palais les états convoquésSe font en ma faveur hautement expliqués ;

Le Sénat Castillan me promet son suffrage.

A dom Pèdre égalé, je n’ai pas l'avantageD’être né d’un hymen approuvé par la loi ;

Mais tu fais qu’en Europe on a vu plus d’un roi,

Par soi-même élevé, faire oublier PinjureOu’une loi trop injuste a faite à la nature.

Tout est au plus heureux, 8c c’est la loi du fort.

Un bâtard échappé des pirates du NordA soumis l’Angleterre; 8c malgré tous leurs crimes ,Ses heureux descendans font des rois légitimes ;

Joie attendre en Espagne un aussi grand destin.

A E M E D E.

Guefclin vous le promet ; 8c je me flatte enfin