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Acte second. i35
De ces vœux mal conçus mon cœur fut occupé ;
Mais tous deux à f envi vous l’avez détrompé.
Dans ces tristes momens, tout ce que je puis dire,C’est que mon sang, mon Dieu, ce jour que je respire,Ce palais où je fuis, tout m'impose la loiDe chérir ma patrie, 8c d’obéir au roi.
Transtamare.
II n'est point votre roi; vous êtes mon épouse;
Vous n’échapperez point à ma fureur jalouse ;
Oui vous m’appartenez : la pompe des autels,
L’appareil des flambeaux , les fermens folemnels,N’ajoutent qu’un vain faste aux promesses sacrées ,
Par un père 8c par vous dès Tenfance jurées.
Ces nœuds, ces premiers nœuds dont nous sommes liés,N’ont point été par vous encor désavoués:
Rome les consacra ; rien ne peut les dissoudre.N’attirez point sur vous les éclats de fa foudre.
Ouoi! l’air empoisonné que nous respirons tousA-t-il dans ce palais pénétré jusqu'à vous?Pourriez-vous préférer à ce nœud respectableLa vanité trompeuse 8c l’orgueil méprisableDe captiver un roi dont tant d 1 autres beautésPartageaient follement les infidélités ?
Vous n 1 avilirez point le sang qui vous fit naîtreJusqu’à leur disputer la conquête d’un traître ,
D’un monarque flétri par d’indignes amours ;
Et qui, si l’on en croit de fidelles discours ,
Jaloux fans être tendre, a dans fa frénésieDe fa femme au tombeau précipité la vie.
L E O N O R E.
Quoi ! vous cherchez fans cesse à le calomnier ?
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