Acte second.
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Vous laiffez l’imposture attaquant votre gloireJusque dans l’avenir flétrir votre mémoire !
Dom Pedre.
Ah! dure iniquité des jugemens humains !
Fantômes élevés par des caprices vains !
J’ai dédaigné toujours votre vile fumée ;
Je foule aux pieds Terreur qui fait la renommée.
On ne m’a vu jamais fatiguer mes espritsA chercher un suffrage à Rome ou dans Paris.
J'ai vaincu, j’ai bravé la rumeur populaire.
Je ne me sens point né pour flatter le vulgaire.
Ou tombons, ou régnons. L’heureux est respecté ;
Le vainqueur devient cher à la postérité,
Et les infortunés font condamnés par elle.
Rome de Transtamare embrasse la querelle;
Rome fera pour moi quand j’aurai combattu ,
Quand on verra ce traître à mes pieds abattuMe rendre en expirant ma puissance usurpée.
Je ne veux plus de droits que ceux de mon épée....Mais quel jour ! Léonore!... II devait être heureux....Pour son couronnement quel appareil affreux !
Que ce triomphe, hélas, peut devenir horrible!
Je me fêlais, cruelle , un plaisir trop sensibleDe détruire un rival au fond de votre cœur,
C est là que j’afpirais à régner en vainqueur.....
On m ose disputer mon trône 8c Léonore !
Allons, ils font à moi ; je les possède encore.