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Tome sixieme.
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151
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Acte troisième. 151

Des indignes objets de votre amour volage ,

J’ai fans peine à mon prince offert un pur hommage.Vainement votre père expirant dans mes brasEt prétendant régner au-delà du trépas,

Pour son fils Transtamare ayeugle en fa tendresse,

Avait en fa faveur exigé ma promesse.

Bientôt par ma raison son ^rdre fut trahi ;

Et plus je vous ai vu, pipi j’ai mal obéi.

Enfin, j'aimais Dom Pècíre en fuyant fa couronne ;

Et je ne pense pas que son cœur me soupçonneD’avoir pu désirer cette triste grandeur ,

Qui sans vous aujourd’hui ne me ferait qu'horreur.Mais si de mon hymen la fête est différée,

Si je ne règne pas, je fuis déshonorée.

Vous pouvez par mépris pour la commune erreurBraver la voix publique : 8c je la crains, Seigneur.

Je veux qu'o n me respecte, 8c qu’après vos faiblesses ,On ne me compte pas au rang de vos maîtresses.

Ma gloire s’en irrite : 8c dans ces tristes joursLa retraite, ou le trône était mon seul recours.

Votre épouse à vos yeux se sent trop outragée.

Dom P e d r e.

Avant la fin du jour vous en ferez vengée.

L E O N O R E.

Je ne prétends pas l’être. Ecoutez seulementTous les justes sujets de mon ressentiment.

J’ai peu du cœur humain la fatale science ;

Maisj’ouvre enfin les yeux. Ma prompte expérienceM’apprend ce qu'on éprouve à la fuite des rois.

Je vois comme on s’empresse à condamner leur choix î

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