Acte troisième, i57
Je connais fa valeur, 8c j’en prends peu d’alarmes ;En Castille, avec lui, j’ai mesuré mes armes;
II doit s’en souvenir : mais puisqu’il veut me voirJe suis prêt en tout temps à le bien recevoir,
Soit au palais des rois, soit aux champs de la gloire,(à Lêonore.)
Enfin je vais chercher la mort ou la victoire.
Mais avant le combat hâtez-vous d’accepterle bandeau qu’après moi votre front doit porter.
Je pouvais, j’aurais dû dans cette auguste fêteDe mon lâche ennemi vous présenter la tête,
Sur son corps tout sanglant recevoir votre main ;
Mais je ne ferai pas ce Dom Pèdre inhumain,
Dont on croit pour jamais flétrir la renommée :
Et du pied de l’autel je vole à mon armée ,
Montrer aux nations que j’ai su mériterCe trône 8c cette main qu on m’ose disputer.
Fin du troisième aâe.