Dom Pedre.
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Qu’un traître, un révolté, Pensant de P adultère,Opprime impunément son monarque 8c son frère.
L E O !Î O R E.
Quoique le ciel soit juste, il permet bien souventQue Piniquité règne, & marche en triomphant:
Et si pour nous venger, Elvire, il ne nous resteQue le recours du faible au jugement céleste,
Et P espoir incertain qu’enfin dans P avenirQuand nous ne serons plus le ciel saura punir,Cet avenir caché, si loin de notre vue,
Nous console bien peu quand le présent nous tue.Pardonne, je m'égare ; 8c le trouble 8c P effroi,
Plus forts que la raison m’entraînent malgré moi.Tu vois avec pitié ce passage rapideDe Pexcès du courage au désespoir timide.
Telle est donc la nature !... il me faut donc lutterContre tous ses assauts !... 8c je veux P emporter !
N’entends-tu pas de loin la trompette guerrière,Les cris des malheureux roui an s dans la poussière,Des peuples, des soldats, les confuses clameurs,
Et les chants d’alégresse 8c les cris des vainqueurs?.,.Le tumulte redouble, 8c l’on me laisse, Elvire....Je ne me soutiens plus.... on vient à moi....j’expiie
Elvire.
C’est Mendose, c’est lui; c’est l’ami de son roi.
11 paraît consterné.