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Acte troisième.
Mais il est trop affreux qu’au jour de l’hymenée,
Ma femme un seul moment ait été soupçonnée.Apprends des sentimens plus douloureux cent fois.Je ne fais si l’objet indigne de mon choix,
Sur mes sens révoltés, que la fureur déchire,
N’aurait point en secret conservé quelque empire.J’ignore si mon cœur, facile à l’excuser,
Des feux qu’il étouffa peut encor s’embrafer;
Si dans ce cœur farouche, en proie aux barbaries,L’amour habite encore au milieu des furies.
I D A S.
Vous pouvez fans rougir la revoir 8c l’aimer.
Contre vos sentimens pourquoi vous animer !
L’absolu souverain d’Erope 8c de l’empireDoit s’écouter lui seul, Sc peut ce qu’il désire.
De votre mère encor j’ignore les projets ;
Mais elle est comme une autre au rang de vos sujets.Votre gloire est la sienne; 8c de troubles lassée,
A vous rendre une épouse elle est intéressée.
Son ame est noble 8c juste; 8c jusques à ce jourNulle mère à son sang n’a marqué tant d’amour.
A t R É E.
Non : ma mère insultait à ma douleur jalouse ;Etj’étais le jouet de mon indigne épouse.
Ida s.
A vos pieds dans ce temple elle doit se jeter ;Hippodamie enfin doit vous la présenter.
Toutes deux hautement condamnent votre frère.-
A T R É E.
Erope eût pu calmer les flots de ma colère: (t j
O s