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Tome sixieme.
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Irene.

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Du bandeau des Césars on crut cacher mes pleurs ;On para mes chagrins de l’éclat des grandeurs.

11 me fallut éteindre , en ma douleur profonde ,

Un feu plus cher pour moi que l’empire du monde-Au maître de mon cœur il fallut m’arracher.

De moi-même en pleurant j’ofai me détacher.

De la religion le pouvoir invincibleSecourut ma faiblesse en ce combat pénible ;

Et de ce grand secours apprenant à m’armer ,

Je fis l’affreux serment de ne jamais aimer.

Je le tiendrai. ... Ce mot te fait assez comprendreA quels déchiremens ce cœur devait s’attendre.

Mon père à cct orage ayant pu m’expoferM’aurait par ses vertus appris à l’appaifer :

11 a quitté la cour, il a fui Nicéphore ;

11 m’abandonne en proie au monde qu’il abhorre ;Et je n 1 ai que toi feule à qui je puis ouvrirCe cœur faible 8c blessé que rien ne peut guérir.Mais on ouvre au palais ... je vois Memnon paraître.

SCENE II.IRENE, ZOÉ, MEMNON.Irene.

He bien, en liberté puís-je voir votre maître?Memnon , puis-je à mon tour être‘admise aujourd’huiParmi les courtisans qu’il approche de lui ?

Memnon.

Madame , j’avoûrai qu’il veut à votre vueDérober les chagrins de son ame abattue.