Acte second.
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Le pontife le suit, 8c dans son ministèreDu Dieu que l’on outrage atteste la colère.
Ils vous cherchent tous deux dans ces périls pressens.Seigneur , écoutez-les.
Alexis.
Irène, il n’est plus temps:
La querelle est trop grande, elle est trop engagée,je les écouterai quand vous ferez vengée.
SCENE F.
IRENE seule.
Il me fuit ! que deviens-je ? ô Ciel, 8c quel moment !Mon époux va périr ou frapper mon amant !
Jeme jette en tes bras, ô Dieu qui m 1 as fait naître,Toi qui fis mon destin , qui me donnas pour maîtreUn mortel respectable 8c qui reçut ma foi,
Que je devais aimer, s’il fe peut, malgré moi.J’écoutai ma raison : mais mon ame infidelle,
En voulant t’obéir , fe souleva contr’elle.
Conduis mes pas, soutiens cette faible raison,
Rends la vie à ce cœur qui meurt de son poison ;Rends la paix à U empire aussi bien qu’à moi-même.Conserve mon époux ! commande que je U aime !
Le cœur dépend de toi : les malheureux humainsSont les vils instrumens de tes divines mains.
Dans ce désordre affreux veille sur Nicéphore !
Et quand pour mon époux mon désespoir t’implore ,Si d’autres sentimens me font encor permis ,
Dieu, qui fais pardonner, veille fur Alexis! (í)
T Z