Acte troisième. ag5
ACTE III.
SCENE PREMIER E.
IRENE, ZOÉ.
Zoé.
Votre unique parti, Madame, était d’attendreL’irrévocable arrêt que le destin va rendre.
Une Scythe aurait pu , dans les rangs des soldats ,Appeler les dangers 8c chercher le trépas ;
Sous 3e ciel rigoureux de leurs climats sauvages ,
La dureté des mœurs a produit ces usages.
La nature a pour nous établi d’autres lois :Soumettons-nous au fort ; 8c quel que soit son choix,Acceptons , s’il le faut , le maître qu'il nous donne.Alexis en naissant touchait à la couronne ;
Sa valeur la mérite ; il porte à ce combatCe grand cœur 8c ce bras qui défendit l'Etat ;
Surtout en fa faveur il a la voix publique.
Autant qu elle déteste un pouvoir tyrannique ,
Autant elle chérit un héros opprimé.
11 vaincra, puisqu’on l’aime.
Irene.
Hé, que sert d’être aimé?
On est plus malheureux. Je sens trop que moi-mêmeJe crains de rechercher s’il est vrai que je l'aime ,D’interroger mon cœur, 8c d’oser seulementDemander du combat quel est l’événement ;
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