Acte- troisième.
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Mais il fut votre époux. Respectez sa mémoire....
Les devoirs d’une femme , 8c surtout votre gloire.
Je ne vous dirai point qu’il n’appartient qu’à vousDe venger par le sang le sang de votre époux :
Ce n’est qu’un droit barbare , un pouvoir qui se fondeSur les faux préjugés du faux honneur du monde.
Mais c’est un crime affreux qui ne peut s’expierD’être d’intelligence avec le meurtrier.
Contemplez votre état : d’un côté fe présenteUn jeune audacieux, de qui la main sanglanteVient d’immoler son maître à son ambition :
De Vautre est.le devoir, 8c la religion,
Le véritable honneur, la vertu , Dieu lui-même.
Je ne vous parle point d’un père qui vous aime ;
C’est vous que j’en veux croire, écoutez votre cœur.I r 'e n e.
J’écoute vos conseils; ils font justes, Seigneur:
11s font sacrés, je fais qu’un respectable usagePrescrit la solitude à mon fatal veuvage.
Dans votre asile saint je dois chercher la paixQu’en ce palais sanglant je ne connus jamais.
J’ai trop besoin de fuir 8c ce monde que j’aime,
Et son prestige horrible ... 8c de me fuir moi-même.Leonce.
Venez donc, cher appui de ma caducité :
Oubliez avec moi tout ce que j’ai quitté.
Croyez qu’il est encore au sein de la retraiteDes consolations pour une ame inquiète.
J’y trouvai cette paix que vous cherchiez en vain :
Je vous y conduirai , j’en connais le chemin.
Je vais tout préparer. . . . Jurez à votre père ,
Par le Dieu qui m’amène , 8c dont l’oeil vous éclaire,