Acte second.
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Quelle grandeur modeste en offrant ses secours !
Que mon cœur qui m’échappe est plein de ses discours !Comme en me défendant il s’oubliait lui-même !
A la cour des tyrans est-ce ainsi que l’on aime !
Je n’ai point à rougir de ses foins généreux;
Ils ne font point l'effet jd’un transport amoureux :
Ses sentimens font purs, 8c je fuis fans alarmes.
Oui, mon bonheur commence !
I. A PRETRESSE.
Et vous versez des larmes !
Y D A C E.
]e pleure , je le dois ; f excès de ses bontés,
Sa gloire, fa vertu ... tout m’attendrit...
LA PRETRESSE.
Partez.
Y D A C E.
C’en est fait. Retournons aux lieux qui m’ont vu naître.Faut-il que je vous quitte ! Ah ! que n’est-il mon maître !
LA PRETRESSE.
Croyez-moi, chère Ydace, il vous faut dès ce jourFuir ces bords dangereux, menacés par famour.
Votre cœur attendri veut en vain se contraindre:Argide 8c ses vertus font pour vous trop à craindre.Préparons tout, 8c craignons que son frère odieuxNe ramène le crime en ces funestes lieux.
Ydace.
Dieux ! si vous protégez ce cœur faible 8c timide ;Dieux I ne permettez pas qu’il ose aimer Argide !