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Tome sixieme.
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Acte second.

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Quelle grandeur modeste en offrant ses secours !

Que mon cœur qui m’échappe est plein de ses discours !Comme en me défendant il s’oubliait lui-même !

A la cour des tyrans est-ce ainsi que l’on aime !

Je n’ai point à rougir de ses foins généreux;

Ils ne font point l'effet jd’un transport amoureux :

Ses sentimens font purs, 8c je fuis fans alarmes.

Oui, mon bonheur commence !

I. A PRETRESSE.

Et vous versez des larmes !

Y D A C E.

]e pleure , je le dois ; f excès de ses bontés,

Sa gloire, fa vertu ... tout m’attendrit...

LA PRETRESSE.

Partez.

Y D A C E.

C’en est fait. Retournons aux lieux qui m’ont vu naître.Faut-il que je vous quitte ! Ah ! que n’est-il mon maître !

LA PRETRESSE.

Croyez-moi, chère Ydace, il vous faut dès ce jourFuir ces bords dangereux, menacés par famour.

Votre cœur attendri veut en vain se contraindre:Argide 8c ses vertus font pour vous trop à craindre.Préparons tout, 8c craignons que son frère odieuxNe ramène le crime en ces funestes lieux.

Ydace.

Dieux ! si vous protégez ce cœur faible 8c timide ;Dieux I ne permettez pas qu’il ose aimer Argide !