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Tome sixieme.
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Avis au lecteur. 397

sont dignes d’une telle édition. En voici un qui metombe fous la main :

Ne viens point, malheureux, par différens efforts.

En un mot, Fauteur doit pour l’honneur de Fart,encore plus que pour fa propre justification , pré-cautionner le lecteur contre cette édition de Duchêne,qui n’est qu’un tissu de fautes 8c de falsifications. Iin’est pas permis de s’emparer des ouvrages d’unhomme , de son vivant , pour les rendre ridicules.On a pris à tâche de gâter les expressions , de subs-tituer des liaisons à des scènes plus impertinemmenttronquées. Cette manœuvre a été poussée à un telexcès que les comédiens de province eux-mêmes,révoltés contre la licence 8c le mauvais goût' quidéfiguraient la tragédie d’Olimpie , n’ont jamaisvoulu la jouer comme on Fa représentée à Paris.

Ce n’est pas assez d’être parvenu à corromprepresque tous les ouvrages qu’un homme a composéspendant plus de cinquante années ; tantôt on publiefous son nom de prétendues lettres secrètes ; tantôtce font des lettres à ses amis du Parnajse , qu’onfabrique en Fíollande ou dans Avignon ; & puisc’est son porte-feuille retrouvé , que personne ne vou-drait ramasser. Granger le libraire met son nom har-diment à un tome de mélanges ; un ex-jélusse luiattribue des livres ridicules , 8c écrit contre ces livresun libelle beaucoup plus ridicule encore ; 8c toutcela se vend à des provinciaux 8c à des étrangersqui croient acheter ce qu’il y a de plus intéressantdans la littérature française. II est vrai que toutes